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«Le Temps des libraires»
Christophe Ono-Dit-Biot

Lundi 15 juin 2015
Aujourd'hui Emily Vanhée de la
librairie Les Lisières, à Roubaix,
nous présente un roman français:
Un roman anglais,
de Stéphanie Hochet,

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Vous m'en direz des nouvelles
Présenté par Jean-François Cadet

Mercredi 17 juin 2015 à 13h10

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«des livres et vous»
Valérie Cascio

Jeudi 13 novembre 2014 à 10h

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«Carnet nomade»
Colette Fellous

Samedi 17 janvier 2015 à 20h

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«Laissez-vous tenter»
Bernard Lehut

Lundi 21 avril 2014 à 9h

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«France Bleu Vaucluse tourne les pages»
Nathalie Mazet

Dimanche 20 avril 2014 à 10h

Le coup de coeur de Gilles Paris

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Le 7-9 du week-end

Émission de Patricia Martin

Dimanche 31 mars à 7h15

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Divers

Lire l'étude de Lilian Auzas
"Voyage en pathologie",
la maladie et les personnages
dans l'œuvre de Stéphanie Hochet

Lire l'article de la psychanalyste et romancière Sarah Chiche à propos de Sang d'encre

Couverture du livre Le néant de LéonLe néant de Léon

Éditions Stock (2003)

«L'adolescence est le seul temps où l'on ait appris quelque chose.»
Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs.

«Le Néant de Léon est le récit d'un naufrage familial. Si l'élément le plus perturbateur de la famille Sybar est Léon, un adolescent apathique - matérialisation du vide -, il n'est pas le seul personnage à bouleverser les certitudes de son père P.D.G., Paul. Ses retrouvailles avec un ancien ami surdoué devenu chauffeur de taxi l'interloquent: il rencontre un homme qui a choisi un emploi "indigne de lui" pour fuir la pesanteur des contraintes sociales.

C'est ici que je place le coeur de la narration: dans les interrogations et l'évolution mentale d'un père de famille qui se penche sur l'abîme des remises en questions et découvre ce qu'on appelle "le conflit des générations". Ce terme est galvaudé; il ne convient pas à la réalité humaine et littéraire. Car on aura bien du mal à trouver un point commun entre Léon et (par exemple) sa soeur Rosine, de 4 ans sa cadette.

J'ai voulu par-dessus tout explorer le sentiment d'étrangeté qu'éprouvent des membres d'une même famille (de façon parfois tragique), ainsi que le phénomène bizarre de la contamination des adultes par les valeurs adolescentes.»

«Paul Sybar, PDG de la Fédération des Chemins de Fer, retrouve un ancien camarade d'université, René Hansel. Elève surdoué (surnommé Le Cerveau), celui-ci a renoncé à un brillant avenir pour devenir chauffeur de taxi. A la fois ébranlé et admiratif, Paul s'est toutefois mis en tête de sortir son ami et sa famille de «la misère» et lui trouvé un poste de journaliste économique à l'Avenir du Rail, journal de son entreprise, que René accepte surtout pour lui faire plaisir.

Paul est une parfaite incarnation de la réussite sociale: une vie prévisible, une carrière sans accroc, une épouse dévouée, deux filles admirables... Tout serait parfait s'il n'y avait Léon, 15 ans, ce fils dans lequel il ne se reconnaît pas. Nul en classe, sans ambition, apathique et insolent, Léon est bien résolu à ne pas suivre l'exemple paternel. «Éveiller Léon», tel est le défi que s'est lancé Paul. Il décide de l'envoyer en pension, et «par souci de justice» proteste Jeanne Sybar qui adore son garçon, ses soeurs passeront l'année chez leur grand-mère en province, une vieille dame indigne, méchante et snob.

Cependant, lentement le doute s'insinue dans l'esprit de Paul. Y-a-t-il un sens à tout ça? L'ascension sociale, que refuse René Hansen, mérite-t-elle qu'on y sacrifie son épanouissement personnel?

Léon, bien sûr, ne s'éveillera pas. Et la vie des Sybar s'en trouvera bouleversée.»

4e de couverture

« Ainsi le choix de Léon s'était porté sur ces aquariums-là. Ils ne méritaient pas le nom d'aquarium, c'étaient des bocaux en forme de losange, une conception abstraite qui créait des bulles pour rien, des bulles de couleur qui provenaient d'un liquide épais qui s'étirait de bas en haut et de haut en bas avec une paresse huileuse. Paul s'approcha d'un des objets et observa la substance jaune se dérouler dans l'eau comme un animal voluptueux.
Il comprit quelque chose. Une chose obscure et belle. On rapporte que c'est lors d'une croisière sur le Nil que Flaubert eut l'idée de Madame de Bovary en fixant la couleur jaune qui lui évoquait le néant. Pour Paul, ce jaune avec sa densité moelleuse était aussi obsédant qu'un soleil de Moyen-Orient, il en était obnubilé. Il comprenait. Léon et son attrait du vide. »

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